LE PROJET GEORGES

DE ET AVEC EDITH PROUST

 

Pour éviter le doute Georges a des théories. Elle se pose des questions plus grandes qu’elle. Oui mais le très grand est aussi tout petit, et inversement. Par où commencer ? Comment ne pas se perdre ?

 

 

Georges a fui les Hommes, ou peut-être pas. Georges suit à la trace le flot de sa pensée. Comme elle ne s’arrête jamais, Georges non plus. Alors elle marche. Elle marche et ça l’entraine jusqu’à. Georges n’est pas seule, elle traine derrière elle Joseph. Joseph c’est son arbre, deux mètres de haut, sur roulettes. Ensemble ils cherchent l’endroit. L’endroit où Joseph pourra s’enraciner.

 

Georges se sent bien lorsqu’elle est à l’ombre de Joseph. Sous ses feuilles. Ici c’est calme, c’est doux, ça chauffe. Mais un petit moment, un tout petit moment, ensuite il faut repartir. Pour explorer les profondeurs, enfin les hauteurs ; pour le moment disons les espaces – l’Espace ? Et si c’était là ? Et que Joseph se décide, veux-t-il être un pommier, un poirier, un figuier, du persil ?

L’errance de Georges interroge les mystères, l’amour, nos fantasmes de nouvelles découvertes et l’infini que permet l’imaginaire.

 

Et afin que cesse le vertige, notre besoin de l’autre, pour fixer un instant peut-être.

 

 

 

 

Teaser –>