LA NUIT JUSTE AVANT LES FORÊTS

de Bernard-Marie Koltès

Mise en scène d’Anthony Boullonnois

Avec : Anthony Boullonnois

 

« Un homme tente de retenir par tous les mots qu’il peut trouver un inconnu qu’il a abordé au coin d’une rue, un soir où il est seul. Il lui parle de son univers. Une banlieue où il pleut, où l’on est étranger, où l’on ne travaille plus ; un monde nocturne qu’il traverse, pour fuir, sans se retourner ; il lui parle de tout et de l’amour comme on ne peut jamais en parler, sauf à un inconnu comme celui-là, un enfant peut-être, silencieux, immobile. » 

Bernard-Marie Koltès

Ce monologue d’une soixantaine de pages, est écrit en une seule phrase dans une frénésie vertigineuse. Koltès, dansLa nuit juste avant les forêts, donne la parole à un étranger, à quelqu’un qui vient de nulle part, un exclus, un homme qui, de nuit en nuit, enchaîne les chambres d’hôtel, qui n’a pas vraiment de chez soi. Parachuté sur les routes, oublié dans un coin de rue, il erre dans une banlieue indéfinie à la périphérie de la ville. Il est question dans ce texte de la nécessité de la fuite pour ne pas devenir fou, de sortir de la spirale tentaculaire des métropoles, de devenir léger et se faire emporter au moindre coup de vent loin des “cons qui stationnent”. 

CRÉATION 2020